Borne de recharge
Une borne 11 kW délivre 16 ampères sur chacune des trois phases, soit environ 60 km d'autonomie gagnés par heure de charge, contre 30 à 35 km pour une borne 7 kW monophasée. Une borne 22 kW double cette puissance sur le papier, mais seule une minorité de véhicules électriques a un chargeur embarqué capable de l'exploiter.
Avant de comparer les prix, nous détaillons un point technique qui tranche presque tout seul : le passage au triphasé n'est pas une option de confort, c'est une obligation réseau au-delà d'un certain seuil de puissance souscrite, que votre projet de borne le déclenche ou non.
| Donnée | Borne 11 kW | Borne 22 kW |
|---|---|---|
| Intensité par phase | 16 A | 32 A |
| Abonnement minimum | 12 kVA triphasé | 24 kVA triphasé |
| Autonomie gagnée par heure | Environ 60 km | Jusqu'à 120 km, si le véhicule suit |
| Véhicules réellement compatibles | La plupart des modèles récents à chargeur triphasé | Une minorité, chargeur embarqué 22 kW rare |
| Section de câble usuelle | 5G6 à 5G10 selon la distance | 5G10, voire plus selon la distance |
Une borne 11 kW désigne un boîtier de recharge alimenté en triphasé, qui délivre 16 ampères sur chacune des trois phases pour une puissance continue de 11 kW à la voiture, contre 32 ampères par phase pour atteindre 22 kW sur le même type de boîtier.
Enedis raccorde un logement neuf en monophasé jusqu'à 12 kVA inclus. Au-delà, à partir de 15 kVA de puissance souscrite, le raccordement en triphasé devient obligatoire, quel que soit le projet à l'origine de la demande. Une borne 7 kW reste sous ce seuil pour la plupart des foyers, mais une borne 11 kW, qui suppose un abonnement d'au moins 12 kVA rien que pour elle, pousse presque toujours le foyer à basculer.
C'est la réponse directe à la question du monophasé ou triphasé pour du 11 kW : il n'existe pas de borne 11 kW en monophasé, parce que le monophasé plafonne à 7,4 kW par construction du réseau français. Toute puissance supérieure suppose trois phases.
Une borne délivre une puissance, mais c'est le chargeur embarqué du véhicule qui la limite réellement. Si votre voiture accepte 11 kW maximum en courant alternatif, ce qui est le cas de la grande majorité des modèles vendus en France, une borne 22 kW ne rechargera pas plus vite : le surplus de puissance ne sert à rien. Seuls quelques modèles, comme certaines versions de Renault Zoé, de Tesla Model 3 Grande Autonomie ou la Nissan Ariya, embarquent un chargeur capable d'exploiter le 22 kW. Vérifier la ligne « puissance de charge AC » dans la fiche technique du véhicule avant de commander une borne 22 kW évite une dépense inutile.
Passer de 12 à 24 kVA ne coûte rien en matériel, mais change le montant de l'abonnement payé chaque mois au fournisseur d'électricité, sur toute la durée de vie de la borne. C'est un coût récurrent, invisible sur le devis d'installation, qui pèse davantage sur dix ans que l'écart de prix entre une borne 11 kW et une borne 22 kW.
Pour du triphasé 11 kW ou 22 kW, la section de câble usuelle se situe entre 6 et 10 mm² par conducteur, en câble à cinq conducteurs (souvent noté 5G6 ou 5G10) : trois phases, un neutre, une terre. Comme en monophasé, c'est la distance entre le tableau électrique et l'emplacement de la borne qui décide de la section exacte, pour limiter la chute de tension sous le seuil de 2 % recommandé.
La pose d'une borne 11 kW ou 22 kW reste soumise à la même obligation qu'en 7 kW, fixée par le décret n° 2017-26 du 12 janvier 2017 : un installateur qualifié IRVE, formé par un organisme habilité comme Qualifelec ou AFNOR, faute de quoi le certificat de conformité Consuel est refusé. Nous détaillons cette obligation, son origine réglementaire et ses conséquences dans notre guide sur la borne de recharge 7 kW, qui reste valable puissance par puissance.
Si votre logement est aujourd'hui en monophasé, le passage au triphasé auprès du gestionnaire de réseau représente un coût généralement compris entre 600 et 1 500 €, pour un délai de un à trois mois selon les comparateurs techniques consultés. Ce montant s'ajoute à celui de la borne et de sa pose, et il vaut la peine d'être demandé en amont plutôt que découvert après la signature d'un devis borne seule.
Un installateur qualifié IRVE sérieux vérifie la puissance souscrite actuelle avant de proposer une borne 11 kW ou 22 kW : c'est un point à poser explicitement lors du premier échange.
Nous ne fixons pas de prix : chaque devis dépend de l'état du tableau électrique, de la distance à parcourir et du besoin ou non de passer au triphasé. À titre d'ordre de grandeur, sourcé et daté du 25 septembre 2026, une fourchette de 1 500 à 3 000 € matériel et pose compris circulait sur les comparateurs pour une borne triphasée 11 ou 22 kW, hors coût d'un éventuel passage au triphasé et hors aides.
Pour un chiffrage qui engage réellement l'installateur sur votre logement, décrivez votre projet en deux minutes : un professionnel qualifié IRVE de votre secteur vous rappelle avec un prix ferme.
Une fois la borne triphasée installée et le certificat Consuel délivré, l'usage ne diffère pas d'une borne 7 kW : branchement du câble type 2, éventuelle programmation des heures creuses si la borne le permet. La différence se joue uniquement au moment du choix de la puissance et du raccordement, jamais dans l'usage quotidien.
Deux intervenants distincts se partagent un projet de borne triphasée, et confondre les deux fait perdre du temps. Le passage au triphasé, s'il est nécessaire, relève du gestionnaire de réseau, Enedis dans la quasi-totalité du territoire : c'est lui qui modifie le raccordement en amont du compteur, sur demande transmise en général par le fournisseur d'électricité. La pose de la borne elle-même, du tableau électrique jusqu'au boîtier mural, relève de l'installateur qualifié IRVE, une entreprise indépendante du gestionnaire de réseau.
Un devis d'installation de borne ne couvre donc pas toujours le passage au triphasé : c'est une question à poser explicitement, pour éviter de découvrir un second chantier, avec son propre délai, après la signature du premier devis.
Celle dont la protection différentielle et la section de câble correspondent à votre installation existante, posée par un installateur qualifié IRVE. La puissance affichée est identique d'une marque à l'autre pour une même gamme ; ce qui distingue vraiment les bornes est le pilotage à distance, la robustesse du boîtier extérieur et la qualité du service après-vente de l'installateur.
Entre 6 et 10 mm² par conducteur, en câble à cinq conducteurs, selon la distance entre le tableau et la borne. Une distance courte tolère 6 mm², une distance longue impose 10 mm² pour éviter une chute de tension qui réduirait la puissance réellement délivrée.
Le monophasé plafonne à 7,4 kW en France : une borne 11 kW est nécessairement triphasée. La question ne se pose donc pas en ces termes ; le vrai choix est entre rester en 7 kW monophasé ou passer au triphasé pour atteindre 11 kW.
Aucune marque ne domine sur ce critère précis : la fiabilité tient surtout à la qualité de la pose et au respect du calibrage recommandé par le fabricant. Une borne correctement protégée, avec un différentiel adapté et une section de câble suffisante, tombe rarement en panne pour des raisons liées à la puissance elle-même.
Seulement si le véhicule actuel ou un futur achat proche a un chargeur embarqué compatible 22 kW. Sinon, la puissance supplémentaire reste inutilisée et l'abonnement électrique plus élevé qu'elle impose coûte chaque mois pour rien.
Généralement entre 600 et 1 500 €, pour un délai de un à trois mois auprès du gestionnaire de réseau. Ce montant s'ajoute à celui de la borne et de sa pose, et dépend de l'éloignement du logement par rapport au réseau existant.
Seulement si le véhicule accepte réellement 22 kW en courant alternatif, ce qui reste rare. Sur un véhicule limité à 11 kW en AC, les deux bornes rechargent exactement à la même vitesse.
Un abonnement d'au moins 24 kVA en triphasé. C'est le double de l'abonnement minimum requis pour une borne 11 kW, et ce montant se paie chaque mois, indépendamment de l'usage réel de la borne.