Borne de recharge
Une borne de recharge 7 kW délivre au maximum 7,4 kW en monophasé, soit environ 32 ampères, et recharge une voiture électrique en quatre à huit heures selon la capacité de la batterie. C'est la puissance la plus installée en maison individuelle, parce qu'elle correspond au maximum que le réseau autorise sur une seule phase.
Le chiffre qui compte n'est pas la puissance affichée sur la boîte, mais ce que votre installation électrique peut réellement porter. Nous détaillons ici les deux éléments qui en dépendent directement : le disjoncteur dédié à poser, et la qualification de la personne qui le pose.
| Donnée | Valeur | Ce que ça veut dire |
|---|---|---|
| Puissance maximale | 7,4 kW | Plafond du monophasé en France |
| Intensité | 32 A | Base du calibrage du disjoncteur |
| Temps de charge (batterie 50 kWh, 0 à 100 %) | Environ 7 h 30 | Une nuit complète |
| Disjoncteur recommandé | 40 A courbe C | Marge de sécurité par rapport aux 32 A d'usage |
| Différentiel | 30 mA, type A ou type B/F selon la borne | Protection contre les fuites de courant |
| Qualification requise | IRVE, au-delà de 3,7 kW | Obligatoire par décret, y compris en 7 kW |
Le calibre du disjoncteur, le type de différentiel et la section de câble à prévoir sont détaillés dans notre guide du disjoncteur pour borne de recharge, qui explique aussi pourquoi le type A ne suffit pas avec toutes les bornes.
Une borne de recharge 7 kW désigne un boîtier mural, aussi appelé wallbox, alimenté en courant alternatif monophasé et livrant jusqu'à 7,4 kW à la voiture. Elle se distingue de la prise domestique classique, limitée à 2,3 kW, par un courant stable et régulé pendant toute la charge, ce qui réduit fortement le temps d'attente et protège l'installation d'une surchauffe prolongée.
Elle se distingue aussi de la prise renforcée de type Green'up, limitée à 3,2 kW : au-delà de ce seuil, la loi impose une pose par un professionnel qualifié, alors qu'une prise renforcée peut être installée par un électricien généraliste.
Le 7 kW convient à la grande majorité des maisons individuelles, parce que la plupart des foyers en monophasé n'ont pas accès au triphasé sans travaux de raccordement supplémentaires, facturés par le gestionnaire de réseau. C'est aussi la puissance qui correspond à ce que la majorité des véhicules électriques grand public acceptent en courant alternatif : au-delà de 7,4 kW, il faut à la fois du triphasé côté logement et un chargeur embarqué compatible côté voiture, ce que tous les modèles ne possèdent pas.
Le 7 kW n'est en revanche pas la bonne réponse dans deux cas : un trajet quotidien qui vide la batterie chaque jour et laisse moins de six heures pour la recharger la nuit, ou une flotte de plusieurs véhicules sur le même compteur. Dans ces deux cas, notre guide sur les bornes 11 et 22 kW triphasées détaille ce que le passage au triphasé change réellement sur le temps d'attente.
Une fois la puissance actée, quatre critères séparent une pose conforme d'une pose à refaire.
Une ligne dédiée protégée par un disjoncteur de 40 A en courbe C est la configuration la plus recommandée par les guides techniques des installateurs IRVE, alors même que 32 A suffirait en théorie à l'usage courant : la marge évite les déclenchements intempestifs. En amont, un différentiel 30 mA est obligatoire, et son type dépend de la borne : type A si elle intègre déjà un dispositif de détection des courants de fuite continus, type B ou F sinon. C'est un point que le devis d'un installateur doit préciser, jamais une case à cocher au hasard.
Pour une borne 7 kW en 32 A, un câble de 10 mm² (trois conducteurs, souvent noté 3G10) est la référence pour toute distance dépassant une quinzaine de mètres entre le tableau électrique et la borne. En dessous, 6 mm² peut suffire, mais l'écart de coût entre les deux sections est faible face au risque d'une chute de tension qui réduit la puissance réellement délivrée. C'est l'installateur qui mesure la distance réelle et tranche, pas une règle à appliquer les yeux fermés.
Depuis un décret du 12 janvier 2017, renforcé par un arrêté du 27 octobre 2021, toute installation d'une borne de plus de 3,7 kW doit être réalisée par un professionnel qualifié IRVE, formé par un organisme habilité comme Qualifelec ou AFNOR. Une borne 7 kW entre donc systématiquement dans ce cadre. Poser soi-même une borne de cette puissance, ou faire appel à un électricien non qualifié IRVE, expose à un refus du certificat de conformité Consuel, à l'exclusion des aides comme la prime Advenir, et engage la responsabilité civile en cas d'incident.
Nous ne recommandons jamais de poser une borne 7 kW soi-même, quel que soit le niveau de compétence en électricité générale : la qualification IRVE couvre des risques spécifiques au courant continu de charge, que la norme électrique domestique classique ne traite pas.
Wifi, application de pilotage, programmation des heures creuses : ces fonctions ne changent rien à la puissance délivrée, mais elles pèsent sur la facture d'électricité si le foyer est en tarif heures pleines/heures creuses. Une borne programmable qui démarre à 22 h plutôt qu'au branchement peut faire une différence mesurable sur l'année, sans rien changer à l'installation électrique.
Le calcul est simple : capacité de la batterie divisée par la puissance délivrée, avec un rendement de charge généralement compris entre 85 et 90 % annoncé par les fabricants de bornes.
| Capacité de la batterie | Temps de charge à 7,4 kW (0 à 100 %) |
|---|---|
| 40 kWh (citadine électrique) | Environ 6 h |
| 50 kWh | Environ 7 h 30 |
| 60 kWh | Environ 9 h |
| 77 kWh (familiale, grande autonomie) | Environ 11 h 30 |
Ces durées partent d'une batterie vide, ce qui arrive rarement : une recharge d'appoint de 20 à 80 % la nuit, sur une borne 7 kW, prend en pratique trois à cinq heures selon le modèle.
Nous ne fixons pas de prix : le montant dépend de la distance entre le tableau et la borne, de l'état de l'installation existante et du tarif de l'installateur qualifié IRVE retenu. À titre d'ordre de grandeur, sourcé et daté, une fourchette de 1 200 à 2 000 € matériel et pose compris pour une borne 7 kW en monophasé circulait sur les comparateurs consultés le 25 septembre 2026, hors aides. Une TVA à 5,5 % s'applique sur le matériel et la pose dans un logement de plus de deux ans, contre 20 % autrement.
Le seul moyen d'obtenir un prix qui engage réellement l'installateur est de faire chiffrer votre projet : décrivez votre projet en deux minutes, et un installateur qualifié IRVE de votre secteur vous rappelle avec un devis.
Une fois la borne posée et le certificat Consuel obtenu, l'usage courant se résume à brancher le câble type 2 du véhicule et, si la borne est programmable, à vérifier que la plage horaire choisie correspond bien aux heures creuses de votre contrat. Aucun entretien particulier n'est nécessaire au-delà d'une vérification visuelle occasionnelle du câble et du boîtier, comme pour toute installation électrique extérieure. Pour comprendre l'ensemble du parcours, de la demande de devis à la mise en service, notre page comment se passe une installation de borne de recharge détaille chaque étape.
Si votre logement est en copropriété, la procédure est différente et repose sur le droit à la prise, que nous détaillons dans notre guide de la borne de recharge en copropriété : qui prévenir, dans quel délai, et qui paie.
À noter, pour éviter une confusion fréquente : la batterie qui alimente la charge, dite batterie de traction, est un système totalement distinct de la petite batterie 12 V qui démarre les auxiliaires du véhicule. Une panne de démarrage sur un véhicule électrique se diagnostique donc comme sur un thermique, en suivant les mêmes tests de diagnostic d'une voiture qui ne démarre pas.
Il n'existe pas un modèle universel, mais des critères qui départagent. Une bonne borne 7 kW en monophasé combine une protection différentielle conforme à votre installation, un câble ou une prise type 2 selon votre usage, et si besoin un pilotage à distance compatible avec vos heures creuses. La qualité de la pose, par un professionnel qualifié IRVE, compte davantage que la marque du boîtier.
Non, la loi l'interdit au-delà de 3,7 kW. Depuis le décret du 12 janvier 2017, toute borne de plus de 3,7 kW, ce qui inclut systématiquement le 7 kW, doit être posée par un installateur qualifié IRVE. Une pose non conforme expose à un refus du certificat Consuel et à la perte des aides disponibles.
10 mm² au-delà d'une quinzaine de mètres entre le tableau et la borne, 6 mm² en dessous. La distance réelle et la chute de tension qu'elle entraîne déterminent le choix final, que seul l'installateur peut valider sur place.
Un disjoncteur 40 A en courbe C, sur une ligne dédiée, associé à un différentiel 30 mA. Le type de différentiel, A ou B/F, dépend de la protection déjà intégrée à la borne elle-même.
Oui, 7,4 kW est le plafond technique du monophasé en France. Aller au-delà suppose de passer en triphasé, ce qui change la puissance disponible mais aussi l'abonnement électrique et souvent le tableau.
Entre six et douze heures selon la capacité de la batterie, d'une citadine de 40 kWh à une familiale de 77 kWh. Une charge d'appoint, de 20 à 80 %, prend nettement moins de temps qu'une charge complète.
Un abonnement monophasé standard suffit dans la plupart des cas, à condition que la puissance souscrite couvre à la fois la borne et le reste des usages du logement. C'est un point que l'installateur qualifié IRVE vérifie avant la pose, pas après.
À la quasi-totalité des modèles grand public équipés d'un chargeur embarqué monophasé. Seuls certains véhicules haut de gamme, équipés d'un chargeur triphasé, tirent parti d'une puissance supérieure ; installer une borne plus puissante que ce que la voiture accepte ne réduit pas le temps de charge.
L'installateur qualifié IRVE le détecte avant la pose et propose une solution, qui peut aller d'un renforcement du tableau à une limitation de la puissance délivrée par la borne elle-même, programmable sur certains modèles. C'est une des raisons pour lesquelles la loi impose un professionnel qualifié plutôt qu'une pose en autonomie.